Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 17:47

Je n'ai plus rien de cette enfant,
Qui perdait beaucoup trop de temps,
A rêver de princes charmants,
Et d'illusions en s'endormant.

Je colle à ma réalité,
Ma vie a ses aspérités, 
Ses longs couloirs dénivelés, 
A la destinée martelée.

Je n'ai pourtant pas de rancoeur,
Et demain ne me fait pas peur,
Si le bonheur tourne le dos,
J'irai jusqu'à lui, s'il le faut.

Je lui raconterais ma vie,
Lui parlerais de mes envies,
Et lui ferais tourner la tête,
Pour qu'il me suive à l'aveuglette.

Je lui caresserais le coeur,
Sans l'accabler de mes malheurs,
Puis lui rendrais sa liberté,
Touchée par son humilité.

Portée par l'espoir enchanteur,
D'avoir pu frôler ce bonheur,
Tout en poursuivant mon chemin,
Je ravalerais mon chagrin.

 

Par Gaël Fradin © - Communauté : Île des Poètes Immortelles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 21:03

Qu'importe la couleur de peau,
Tous naît sous le même drapeau,
Nos cris transpercent la lumière,
Et demain redevient poussière. 

Droits de l’homme et égalité,
Ne règnent pas en Société,
Mais bien sous la pierre tombale,
De nos vies à l’horizontale.

Qu'importe la soie de nos draps,
Les trottoirs où tombe le froid,
Si demain il nous faut manger,
La racine par les deux pieds.

Qu’importe le moment venu,
D’être en costume ou les pieds nus,
L’apparence n’est de rigueur,
Au delà de la dernière heure.

Qu’importe nos rêves de gloire,
Nos réussites illusoires,
Aux portes de notre agonie,
Égaux, nous serons réunis.

  

 

Par Gaël Fradin ©
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 09:58

Ce n'est aux rafales du vent,

Ni aux houles de l'océan,

Que tu dois d'échouer ici,

Tes choix ont sabordé ta vie.

 

Alors relève un peu la tête,

Au lieu de jouer à la roulette,

Les nœuds qu'il reste à parcourir,

Sont promesse d’un avenir.

 

Les regrets ne sont que des leurres,

Qui entretiennent les rancœurs,

Nul ne remplace ces saisons,

Qui atténuent les déceptions.

 

Si tu penses encore aujourd'hui,

Que rien n'apaisera la pluie,

Un jour sans même en faire état,

Tu auras hissé d'autres mâts.

 

Tiens la barre et relève-toi,

Prends le large ne reviens pas,

Fouler ces voies déjà tracées,

Que le temps viendra effacer.

 

 

 

 

 

Par Gaël Dewally © - Communauté : Île des Poètes Immortelles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 22:15

Montée de larmes au goût infâme,

Cliché mouillé d’un mélodrame,

Mon cœur sevré n’a plus de came,

Nulle étincelle et nulle flamme.

 

Impunément mon corps réclame,

Son appétit soudoie mon âme,

Quand sur moi se ferme la lame,

De fond et je lâche les rames.

 

Passionnée j’ai joué la gamme,

Mais n’en ressens plus les tamtams,

Prés de l’abandon je me pâme,

Après tout je suis une femme.

 

 

Par Gaël Dewally © - Communauté : Île des Poètes Immortelles
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 03:21

Oses le noir, le bleu, le rose

Le changement profond des choses

Lorsque ton reflet t’indispose

Acceptes quelques ecchymoses

Et force la métamorphose.

 

En quête de l’apothéose

Ose dépasser tes névroses

Ouvre toi à ce qui s'impose

Pour que demain en toi éclose

La force cachée de la rose.

 

Le dénouement parait grandiose

Il va falloir mettre la dose

Pour rallier enfin la cause

Des « anti lendemains moroses »

Avant que ta raison n’implose.

 

Bien que l'inconnu t’indispose

Il faudra bien que tu composes

A moins que confiante, tu oses

Pendant un temps faire une pause

Enfin… si rien ne s’y oppose.

 

 

Par Gaël Dewally © - Communauté : Île des Poètes Immortelles
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Présentation

Mes liens favoris

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus